Australie mon amour!

La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé
Alfred Hitchcock

Hello toi, oui toi,

Tu as envie de t’évader pour une quelconque raison ?
N’hésite surtout pas. Tu ne seras pas déçu !!
Mets de côté tes angoisses, sors de ta bulle, sors de ta zone de confort et va donc découvrir le monde… Le monde n’attend que toi pour te montrer tous ses trésors que tu ignores encore… Enfin plus pour longtemps.
Il paraît que c’est toujours le premier pas qui est difficile à faire, peut-être, mais en tous cas sache que lorsque tu auras fait le premier, les autres se feront naturellement.

Si tu n’es pas convaincu, je vais te raconter en quelques lignes qui je suis, ce que j’ai fait, en espérant qu’après tu n’auras qu’une seule envie, celle de prendre ton sac à ton tour, et de partir vers une destination de ton choix en aller simple.

Je m’appelle Mélanie van der Horst, j’ai 28 ans.

Après avoir obtenu un bachelier en tourisme, j’ai voulu mettre la théorie en pratique et  je suis ainsi partie à la découverte du monde et de ses merveilles.
C’est le 24 octobre 2014 que commença une magnifique aventure que je n’avais pas programmée aussi longue…

Ce jour-là, je décollais pour l’Inde avec ma sœur jumelle. Après une halte de trois mois dans ce pays, le goût de la découverte n’a fait que croître et me poussa vers d’autres horizons m’entrainant alors en Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Cambodge. Lors de ce périple, l’envie de me poser pour un temps m’amena seule, en Australie où je suis restée deux ans grâce à un « Working Holiday Visa ». Comme le nom l’indique, j’étais en vacances et en même temps je pouvais travailler. Ainsi, j’en ai profité pour épargner afin de financer mes destinations suivantes: Nouvelle-Zélande, Philippines, Japon, Taïwan, Vietnam.

Chaque pays a son charme, sa culture, ses anecdotes… Pour ma part je vais te parler de l’Australie, ce pays de la terre rouge, de ses plages paradisiaques, de sa faune et de sa flore splendides…
C’est le 19 avril 2015 que j’ai débarqué à Perth. Heureusement mon arrivée s’est faite en douceur car mon cousin y était déjà depuis un petit certain temps. Grâce à lui j’ai pu comprendre où j’avais foutu mes pieds. Malgré ce que les gens disent, cela n’allait pas être si simple.
Comme dans tout nouveau pays où tu comptes séjourner et travailler pour un certain temps, il te faut un compte bancaire, un numéro fiscal dit « taxe file number » en anglais. Sans ce numéro-là tu ne pourras pas travailler. Toutes ces démarches se font rapidement mais prennent malgré tout du temps. Je me suis inscrite sur tous les réseaux possibles où il a pas mal d’offres d’emploi qui te sont proposées ainsi que des tuyaux pour les bons plans voiture etc…
Mais voilà, déjà un petit souci se présenta à moi, j’avais plus un rond, et oui j’avais dépensé les 4500€  en Asie, j’étais donc arrivée avec seulement 500€  dans ma poche.
Un conseil que je te donne si tu pars en Australie, débarque bien avec le montant de 5000 € qu’ils te demandent de provisionner avant de partir,  car il y a une raison, l’Australie coûte très, très cher.

Face à cette galère je me suis empressée de partir dans le bush australien et d’y faire « mes fermes », c’est-à-dire, et vous l’aurez compris, travailler dans des fermes. Ces « fermes » m’ont donné accès à un deuxième visa. Il faut savoir que seulement certains jobs que l’on fait en Australie, pendant un certain temps (88 jours), donnent accès à un deuxième visa.
Travailler à la ferme fait partie de ces jobs.

A ce moment-là, je n’y voyais pas grand intérêt et je n’imaginais surtout pas y rester deux ans.
Je voulais juste  avoir un peu de tunes pour retourner au plus vite à la ville afin d’y trouver un boulot. Mon expérience à la ferme fut extraordinaire, malgré que je fusse seule. Jamais je n’aurais imaginé rencontrer des gens en telle harmonie avec leurs terres et au grand cœur. Ils m’ont beaucoup appris et donné. C’est véritablement là que mon anglais a progressé. Bien sûr, je n’ai pas eu facile tous les jours, j’ai voulu abandonner plus d’une fois.
J’étais  seule dans un cabanon au milieu des hangars de tracteurs et je ramassais des cailloux toute la journée et ce pendant trois mois. Ma compagnie du soir était principalement la télévision avec en arrière fond les bêlements des moutons. Raconté  comme ça, il y a de quoi déprimer.

Il m’a fallu un moral d’acier et je pense que c’est bien là-bas que je me le suis forgé. J’ai bien fait de ne pas me décourager. Malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer, je n’ai jamais baissé les bras, c’est dans ces instants là que j’ai appris énormément sur moi.
Une fois les fermes faites je suis repartie dans la ville et j’ai commencé à enchaîner plusieurs petits boulots. La plupart du temps J’ai travaillé comme serveuse mais j’ai aussi essayé la construction et le porte à porte. Huit mois plus tard je réalisais enfin mon premier « road trip ». Au total, j’aurais fait trois « road trips » avec toutes des personnes différentes.
Des voyages uniques, des paysages à couper le souffle, des conversations autours d’un feu de bois jusqu’à pas d’heure, des soirées dansantes, des verres en terrasse sous un soleil de 35°C, des BBQ improvisés le long de la plage, des rencontres… Bref c’était la vie, la vraie !
Me voici aujourd’hui trois ans plus tard de retour au plat pays qu’est la Belgique. Il est vrai que lorsqu’on a tant vu, tant partagé, tant expérimenté, le retour au pays se fait assez difficilement. J’en viens même parfois à  me demander si ce n’était pas un rêve… Mais non, c’est bien ce que j’ai vécu.
Dans ces cas-là, il faut un certain temps pour se réadapter au pays. Je suis actuellement dans cette phase-là. Cela fait maintenant presque trois mois que je suis de retour.
Je m’accorde du temps avec la famille et les amis et j’essaye de relativiser.
Je pense qu’après un si long voyage, avoir un projet à son retour est mieux car cela permet de rester dans le mouvement, de rester dynamique. De plus, choisir la période du retour est aussi à considérer. Si tu reviens comme moi, en pleine période d’hiver cela ne facilite pas l’atterrissage en douceur.

Je me suis adaptée à tout, alors ce n’est pas dans mon propre pays que je n’y arriverais pas, n’est-ce pas ?!  Il faut laisser du temps au temps. Le temps fait bien les choses.

Une dernière chose que je voudrais partager avec toi c’est le bienfait de cette expérience qui  m’a permis d’acquérir une ouverture d’esprit, de gérer une équipe, d’avoir une bonne maîtrise du stress, d’être autonome et rigoureuse. Cela m’a aussi permis de développer davantage mes capacités relationnelles mais surtout de me reconnecter avec moi-même.  Je me suis redécouverte et j’ai appris à m’aimer. Je pense que c’est le plus beau cadeau que j’ai pu m’offrir.

Voilà, c’est tout pour moi, alors j’espère qu’à travers ce que tu as lu tu n’as qu’une envie c’est de prendre à ton tour ton envol. Bon vol et bon voyage!

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